Liste des expériences officielles sur le psi
Télépsychie
- 1883 - Sir William Barrett, physicien, effectua des tests de "transmission de pensées". L'expérience fut un succès.
- 1885 environ - Sir Oliver Lodge, physicien britannique renommé dans son travail sur les récepteurs radio, fit des études sur la transmission de pensées. Ce fut également un succès.
- 1917 - John E. Coover, psychologue à la Stanford University, fut le premier à séparer l'émetteur et le récepteur pour les tests de TP. Les tests s'effectuèrent avec un jeu de 40 cartes. Succès à 160 contre 1.
- 1917 - Leonard Troland, chercheur dans le département de psychologie de l'université de Harvard utilise lui une machine qui tire au hasard une carte et enregistre son identité ainsi que la réponse du sujet. Sur les 605 tests, les résultats montrèrent que les sujets évitaient les bonnes réponses, montrant ainsi le premier effet psi négatif enregistré.
- 1927 - George Estabrooks, également chercheur à Harvard, conduit des tests de TP avec des personnes dans des salles accolées. Ses résultats montrèrent des chances de plusieurs millions contre 1. Il réalisa ensuite la même expérience mais dans des salles distantes, et les résultats, bien que significatifs, n'étaient pas aussi impressionnants.
- 1930 - Le gagnant du Prix Pulitzer, Upton Sinclair, publie un livre nommé Mental Radio. Il discute d'expériences qu'il a réalisé où il lui fallait transmettre l'idée se dégageant d'un dessin qu'il réalisait. Les expériences se révélèrent significatives, et une étude postérieure du Dr. Walter Franklin Prince ne réussit pas à expliquer par des moyens "normaux" les résultats obtenus, confirmant ainsi l'idée de l'hypothèse psi.
- 1930 - Joseph Banks Rhine, de la Duke University, réalisa de très nombreuses expériences sur le psi entre 1920 et 1965. Il demanda au Dr. Zener, psychologue, de créer des cartes pouvant servir de tests pour la télépsychie. Ce fut donc l'invention des cartes Zener, et après de nombreuses études, Rhine se rendit compte qu'il était difficile de vraiment dissocier la TP de la clairvoyance dans ces tests. Il créa donc le mot ESP, qui fut le titre de son livre publié en 1930. (ESP signifie je le rappelle Extra Sensory Perception, soit Perception Extra sensorielle)
- Années 1960 - Apparition des premières expériences de TP durant les rêves (dream psi) suite au constat d'une meilleure sensibilité des effets psi quand le sujet est endormi ou non conscient du test.
- 1966 à 1972 - Le psychiatre Montague Ullman et le psychologue Stanley Krippner, du Maimonides Medical Center à Brooklyn, New York, réalisèrent des expériences de dream psi. Le principe est simple: On place un sujet équipé d'un EEG, dans une chambre insonorisée et protégée des ondes électromagnétiques. Au cours de son sommeil, l'expérimentateur détecte la phase de rêve (par l'observation du mouvement des yeux) et indique à l'émetteur (parfois situé à plus de 60km du lieu de l'expérience) de transmettre une image qui vient d'être choisie aléatoirement et dont seul l'émetteur a connaissance. Après chaque période d'émission, le récepteur doit décrire ses rêves et il doit essayer de trouver l'image qui a été envoyée. Ensuite, le sujet émetteur présente l'image et des juges indépendants sont chargés d'analyser la corrélation entre les rapports faits par le sujet récepteur et la photo qui devait être transmise. Sur 450 sessions, il y eu 63% de résultats positif, ce qui implique une chance de 75 millions contre 1, démontrant ainsi des résultats très significatifs.
- Vers 1973, le parapsychologue Charles Honorton, un des chercheurs du projet du Maimonides Medical Center, développa une nouvelle méthode expérimentale, quasiment en même temps que William Braud, psychologue à l'Université de Houston et Adrian Parker, psychologue à l'Université d'Edinbourg. Ils notèrent tous les trois que dans les textes mystiques et religieux, les phénomènes psi étaient souvent relevés dans des états de méditation. Ils créèrent donc un nouveau protocole où les sujets étaient dans un état méditatif durant l'expérience, les rendant théoriquement plus facilement récepteurs. L'idée était que si une personne était dans un état de privation sensorielle, son système nerveux serait à l'affut de toute nouvelle stimulation. La méthode Ganzfeld était née. Pour une explication complète du processus, rendez-vous sur la page des protocoles ESP.
- 1975 - La Parapsychology Association devient attentive au fait que la sélection des expériences, en ne gardant que celles qui sont fructueuses, pourrait conduire à expliquer les résultats.
- 1980 - La psychologue britannique Susan Blackmore, sceptique, réalise une étude sur ce problème et confirme que la sélection des études n'est pas un problème en soit puisqu'il faudrait de trop nombreuses études non reportées pour annuler les résultats obtenus. Hyman et Honorton s'accordent à cette décision.
- Les sceptiques dénoncent plusieurs problèmes potentiels pour essayer d'expliquer les résultats obtenus par les tests Ganzfeld. Pour eux, des marques de doigts sur les images présentées au sujet récepteur pourraient lui donner un indice sur celle qui a été choisie. Egalement, une mauvaise sélection aléatoire permettrait au récepteur de deviner quelle carte a été choisie simplement par un raisonnement logique. Enfin, ils déclarèrent que même si les expériences étaient bien reproductibles, les effets étaient trop petits pour être considérés comme valables.
A cela, les expérimentateurs démontrèrent point par point que ces remarques étaient infondées et n'affectaient pas les résultats. A cela, les sceptiques répliquèrent que les résultats pouvaient s'expliquer par la mauvaise qualité des expériences et que donc si la qualité des expériences s'améliorait, les effets psi devraient s'atténuer pour arriver au niveau de la chance. Des méta-analyses montrèrent que justement, quand la qualité de l'expérience augmente, les effets observés sont similaires ou supérieurs.
- 1982 - Première méta-analyse présentée par Honorton à la convention annuelle de la Parapsychology Association. Il montra des résultats qui selon lui prouvaient l'existence de la TP. Ray Hyman, sceptique renommé, contesta cette conclusion et demanda à ce que l'on analyse de nouveau les résultats. Note : Une méta-analyse est une analyse de nombreuses expériences pour en tirer des statistiques plus globales.
- 1985 - Honorton et Hyman publièrent les résultats de leur nouvelle analyse respective. Ils étaient d'accord sur certains points mais pas sur tous. Hornorton voyait dans les résultats un effet psi, Hyman non. Ils décidèrent donc de sélectionner les études pour ne garder que celles dont les résultats étaient certainement authentiques, gardant ainsi 28 expériences dont 23 étaient un succès. Quand ils calculèrent la possibilité que ce soit un effet du hasard, ils conclurent à une probabilité contre la chance de 10 milliards contre 1. Ceci fut donc la première preuve flagrante apportée, et Hyman accepta immédiatement que quelque chose devait effectivement se produire pour pouvoir expliquer de tels résultats, mais il ne se prononça pas sur un réel effet télépsychique.
- Hyman demanda alors une preuve que ces expériences étaient bien reproductibles. Des expérimentateurs de 10 laboratoires différents lancèrent donc des recherches. Sur ces 10 laboratoires, le psychologue britannique Carl Sargent mena 9 études, Honorton 5, et tous les autres en menèrent de 1 à 3.
Le résultat combiné des expériences des 10 laboratoires montra une probabilité contre la chance de 1 milliard contre 1. Néanmoins des doutes s'installèrent chez les sceptiques quant à la validité des résultats de Sargent et Honorton, une analyse fut donc réalisée avec les résultats des 8 autres labos. Là encore, la probabilité contre la chance fut de 10 000 contre 1.
- 1986 - Honorton et Hyman publient ensemble un communiqué décrivant les points sur lesquels ils sont d'accord et ceux sur lesquels ils ne le sont pas. Voici un extrait de ce communiqué :
Nous sommes d'accord qu'il y a un effet global significatif dans ces données qui ne peut être expliqué raisonnablement par une sélection des expériences ou par de multiples analyses. Nous continuons à ne pas être d'accord sur le degré auquel ceci constitue une preuve de l'effet psi, mais nous sommes d'accord que le verdict final viendra d'expériences futures conduites par de plus nombreux investigateurs et suivant des protocoles plus stricts.
- Ce protocole plus strict était le suivant : Les expérimentateurs devaient prendre des précautions rigoureuses contre les possibilités sensorielles "normales" de deviner le résultat, suivre des procédures plus poussées permettant d'écarter les fraudes possibles, détailler complètement comment les cibles étaient choisies, produire une documentation complète des procédures expérimentales et détailler les équipements utilisés, pour définir quels seront les tests statistiques qui seront utilisés pour juger si l'expérience est un succès.
- Honorton et ses collègues avaient débuté depuis 1983 une nouvelle série d'expérience mieux contrôlée, effectuées avec un ordinateur. Le but était d'éviter toute contestation de la part des sceptiques. Ces tests furent nommés auto-ganzfeld. Ils rentraient également en parfait accord avec le communiqué de 1986.
Jusqu'en 1989, Honorton collecta de nombreuses données réalisées par ces expériences. Mais les fonds vinrent à manquer et il dût fermer le laboratoire.
- 1994 - Des mentalistes et magiciens testèrent et vérifièrent le test autoganzfeld pour éventuellement trouver une possible fraude. Ce fut un échec et le test fut donc proclamé comme sûr et ses résultats pouvaient donc être utilisés avec assurance.
- 1991 - Les résultats des tests autoganzfeld sont publiés par l'équipe d'Honorton. La probabilité contre la chance atteint 45 000 contre 1. Les preuves étaient donc fournies selon les attentes exprimées par Hyman dans le communiqué de 1986. Cependant, il déclara que ces expériences avaient produit des résultats intriguants et que si des laboratoires indépendants pouvaient produire des résultats similaires en suivant la même méthodologie et la même rigueur, alors la parapsychologie aurait finalement prouvé qu'elle mérite l'attention.
- 1992 - Honorton meurt d'une crise cardiaque, laissant derrière lui de nombreux résultats.
- 1997 - Dans son livre "The Conscious Universe", Dean Radin réalise une méta-analyse de toutes les études faites depuis 1985. Ceci regroupe 2549 études de 8 laboratoires différents. La probabilité contre la chance de ces résultats atteint 1 000 000 000 000 000 contre 1. (1 million de milliard contre 1)
ESP
- 1889 - Charles Richet, physiologiste français, prix Nobel de médecine en 1913, membre de l'IMI à ses débuts. Il réalisa des expériences avec des personnes hypnotisées qui devaient deviner le contenu d'enveloppes scellées. Ce fut un succès.
- 1937 - Alors que de nombreux sceptiques critiquent les résultats donnés par les statistiques et la méthode pour les obtenir, le statisticien Burton Camp de la Wesleyan University, alors président de l'Institut des Statistiques Mathématiques déclare que les analyses statistiques réalisées par Rhine sont totalement correctes et que ce n'est pas du côté des statistiques qu'il peut éventuellement être attaqué.
- 1939 - Les sceptiques J. Kennedy et W. Uphoff réalisent 11 000 faux tests ESP pour vérifier si des erreurs d'enregistrement motivés peuvent expliquer les résultats de J.B. Rhine. Ils trouvèrent que comme prévu, 1.13% des données étaient mal enregistrées, ce qui est peu, mais non négligeable. Mais il faut noter que si les "croyants en l'ESP" réalisaient à 71.5% des erreurs en faveur d'une augmentation du résultat, les sceptiques réalisaient eux 100% des erreurs contre une augmentation des résultats.
- 1957 - Le Pr. H. J. Eysenck, responsable du département de psychologie de l'université de Londres, déclare que : À part s'il y a une gigantesque conspiration invoquant une trentaine de département universitaires dans le monde et des centaines de scientifiques hautement responsables dans de nombreux domaines, plusieurs d'entre eux hostiles à la parapsychologie, alors la seule conclusion possible pour un observateur objectif est qu'il existe bel et bien des personnes qui peuvent obtenir des informations depuis l'esprit d'autres personnes par un moyen encore inconnu de la science.
- 1978 - Le psychologue Robert Rosenthal de l'Université de Harvard fait remarquer qu'une erreur de 1% dans l'enregistrement des données ne permet pas d'expliquer les résultats obtenus par Rhine, confirmant ainsi qu'il se passe bel et bien quelque chose.
- 1973 à 1988 - Le Stanford Research Institute (SRI) est le lieu d'expériences classées pour le gouvernement américain, en particulier pour la CIA, le DIA, l'armée, la Navy et la NASA. Ce programme fut fondé par le physicien Harold Puthoff, qui sera rejoint par le physicien Russel Targ, puis par Edwin May. Ce dernier présentera en 1988 les résultats obtenus. L'analyse porte sur 154 expériences consistant en plus de 26 000 tests séparés, conduits sur 15 ans. Les résultats présentèrent une probabilité contre la chance de 1020 contre 1.
- 1978 à aujourd'hui - Laboratoires PEAR (Princeton Engineering Anomalies Research). En 1987, les chercheurs du PEAR publièrent les résultats de leurs études avec une probabilité contre la chance de 100 milliards contre 1.
- 1989 à 1993 - SAIC. Ces expériences font suite au programme du SRI et étaient commissionnées par la CIA pour le gouvernement américain. Ces études produisirent des expériences rigoureusement contrôlées et ont été supervisées par des comités d'experts hautement distingués dans divers domaines d'études. Ce comité incluait un prix Nobel de physique, des experts internationaux en statistiques, en psychologie, neuroscience, astronomie et un général de l'armée américaine qui était physicien.
- 1993 - Julie Milton, psychologue à l'université d'Edinbourg, analysa 78 études publiées entre 1964 et 1993. Ces études comportaient celles réalisées au SRI, au SAIC et au PEAR. Le résultat fut de 10 000 000 contre 1. Néanmoins, elle trouva une faille potentielle dans plusieurs études. Sur les 48 études ne pouvant s'expliquer par cette faille, la probabilité contre la chance était tout de même de 40 000 contre 1. Les résultats restaient donc tout de même largement remarquables.
- 1994 - Les psychologues Rex Stanford et Adam Stein de l'Université St John de New York conduisirent une étude pour comparer la clairvoyance en état d'hypnose et dans un état ordinaire. Les résultats montrèrent que les expériences réalisées sous hypnoses offraient de meilleures performances.
- 1995 - La CIA demande à plusieurs personnes indépendantes de produire un rapport sur les expériences ayant eu lieu au SRI et au SAIC. Les principaux auteurs furent le Dr. Jessica Utts, professeur de statistiques à l'Université de Californie, Davis et le Dr. Ray Hyman de l'université d'Oregon.
Le rapport donna 6 grandes conclusions :
- 1. Ils trouvèrent que les tests où la personne peut répondre librement plutôt que de donner un choix fixe (comme une carte par exemple) montrent plus de réussite.
- 2. Les tests effectués avec certaines personnes sélectionnées pour leur capacité montrent des résultats bien plus significatifs que les tests réalisés avec des personnes choisies au hasard.
- 3. Les tests pour trouver les personnes les plus clairvoyantes ont montré que seulement 1% de ceux-ci se révèlent particulièrement doués, montrant ainsi que la clairvoyance est comme les sports ou la musique, où certains réussissent mieux que d'autres.
- 4. L'entrainement et la pratique ne semblaient pas améliorer de manière consistante la capacité de clairvoyance des personnes étudiées. Les personnes les plus douées montraient toujours de plus grandes capacités que les autres.
- 5. Il n'est pas certain que donner le résultat à la personne qui devait le deviner juste après l'expérience soit nécessaire, mais il est clair que cela lui donne un boost psychologique qui améliore ses performances.
- 6. Ni l'utilisation de boucliers électromagnétiques ni l'augmentation de la distance entre la cible et le sujet ne semblent affecter la qualité de la clairvoyance.
- Jessica Utts termine son rapport en disant qu'il est clair pour elle que la clairvoyance est possible et démontrée. Elle pense également qu'il est désormais inutile et que c'est désormais une perte d'argent de vouloir chercher des preuves. Personne n'a pu trouver de problème potentiel dans les expériences permettant d'expliquer autrement que par la clairvoyance les résultats obtenus.
- Ray Hyman est lui d'accord avec le Pr Jessica Utts et accepte le fait que les résultats sont bien au-delà de ce qui peut être attendu par la chance. De plus, devant la qualité des expériences menées au SAIC, il est incapable de donner une éventuelle explication de fraude. Néanmoins, il ajoute qu'il est impossible en principe de dire qu'une expérience ne comporte aucune erreur.
Il conclue enfin qu'il serait intéressant d'allouer des ressources supplémentaires à divers laboratoires pour vérifier s'ils peuvent reproduire les résultats. Si c'est le cas, alors il sera temps d'accepter que ces effets sont bien causés par la clairvoyance. (NdT : il n'utilise pas le mot clairvoyance mais "operation of anomalous cognition")
- La question qui se posa ensuite était donc de savoir si ces résultats avaient pu être reproduits ? La lecture des résultats obtenus dans les laboratoires du PEAR, du SAIC, de l'Université d'Edinbourg et plus récemment de l'IONS nous permettent d'être assez sûrs de notre réponse. Oui ces résultats ont été reproduits.
- Etude de l'effet "Sheep and Goats"
- 1943 - La psychologue Gertrude Schmeidler étudia la possible différence de résultats des mêmes expériences réalisées par des sceptiques ou par des personnes "croyant" en la clairvoyance. Cette étude montra l'effet qui fut baptisé "sheep and goats" (moutons et chèvres) et qui se caractérise par une réussite largement supérieure à la chance pour les psychistes "croyants" contre une probabilité égale à la chance pour les sceptiques. Ainsi, la façon d'aborder le phénomène change les résultats potentiels que l'on peut obtenir.
- 1993 - Le psychologue Tony Lawrence de l'université d'Edinbourg effectua une méta-analyse de toutes les expériences à choix forcés conduites entre 1943 et 1993 qui pouvaient comporter l'effet sheep-goat. Il trouva 73 rapports écrits par 37 expérimentateurs et prenant en compte 685 000 choix produits par 450 participants. Les résultats montrèrent clairement l'effet sheep-goat avec les "croyants" réalisant des performances supérieures aux sceptiques avec une probabilité contre la chance de plus de mille milliards contre 1.
La conclusion de cette étude fut claire : si vous croyez en la clairvoyance, vous obtiendrez de meilleurs résultats que quelqu'un qui n'y croit pas.
Précognition
- Au début des années 1980, Holger Klintman du Département de Psychologie de l'Université de Lund, en Suède, réalisa une étude sur le temps de réaction de sujets quand on leur montrait une couleur. L'expérience se déroulait plus précisément de la façon suivante : Les sujets voyaient un carré de couleur uni, devaient nommer cette couleur et ensuite lire le mot qui s'affichait ensuite à côté de la couleur, mot qui était un nom de couleur, mais ne correspondait pas forcément à la couleur affichée précédemment. Cette expérience est connue et souvent reproduite pour démontrer les gênes que peuvent procurer des interférences cognitives. (Vous pouvez d'ailleurs l'expérimenter par vous-même avec le Programme d'Entrainement Cérébral disponible sur Nintendo DS). Cette expérience n'avait aucun rapport avec le psi à l'origine donc, puisqu'elle consistait comme toutes les expériences de ce type à mesurer le temps de réaction nécessaire pour lire le nom de couleur (2ème information).
Seulement cette fois, ce chercheur chercha à mesurer le temps de réaction nécessaire à l'énonciation de la couleur du carré, pour ainsi avoir un étalon pour pouvoir analyser plus efficacement les données relatives au 2ème énoncé. Et sa surprise fut grande quand il constata qu'au lieu d'être plutôt homogènes, les résultats variaient beaucoup. En effet, il constata que quand le nom de couleur affiché ensuite correspondait à la couleur du carré, alors le temps de réaction pour énoncer la première couleur était plus court que quand les deux couleurs ne correspondaient pas.
- Klintman considéra les différentes explications possibles et, faute de mieux, considéra qu'il était probable qu'il se passe un effet d'"interférence temporelle-inverse". Il réalisa donc plusieurs expériences par la suite pour tester cette solution et la vérifier ou l'infirmer.
Il réalisa 5 expériences réussies, toutes avec des différences de procédés qui lui permettraient peut être de mieux comprendre la cause de ces différences.
- Le résultat combiné de ses expériences montra une probabilité contre la chance de 500 000 contre 1, ce qui permit à Klintman d'écarter toute possibilité de fluctuations causées par la chance.
Il réussit même à déterminer certains facteurs influant sur le résultat. Il remarqua ainsi que la personnalité des sujets était une variable importante. Egalement, la fatigue et la redondance des tests semblaient faire baisser les résultats.
- Tout ceci permit de montrer que les effets psi peuvent déjà être visibles dans notre perception de tous les jours, sans que nous ne nous en rendions vraiment compte.
- 1989 - Honorton et Ferrari publient un rapport sur les expériences à choix forcé réalisées entre 1935 et 1987. Ils cherchaient à savoir s'il y avait des preuves expérimentales de la précognition, si les effets variaient selon la qualité des expériences et si des variables semblaient affecter les performances, comme le type de retour d'informations ou les personnes effectuant les tests.
- - Sur les expériences rapportées en anglais, ils trouvèrent 309 études, parues dans 113 articles entre 1935 et 1987, réalisées par 62 expérimentateurs. Les données représentaient environ 2 millions de tests individuels réalisés par plus de 50 000 sujets. La probabilité contre la chance résultant de ces études fut de 1025 contre 1.
Les hypothèses expliquant ce résultat par la chance ou le reportage sélectif des dossiers ne pouvaient pas être retenues comme explications et, de plus, une analyse approfondie montra que seulement 37% des expérimentateurs avaient constaté un succès de leur étude, ainsi les résultats ne provenaient pas de quelques études "trop" réussies.
La conclusion la plus raisonnable était donc que le phénomène de précognition a bien été prouvé et reproduit à travers différentes expériences dans différents laboratoires.
- - Pour être certain que les résultats ont bien été reproduits, une analyse sélective fut ensuite réalisée. Les 10% d'études montrant les effets les plus et moins importants furent donc éliminés, laissant ainsi 80% de résultats plus homogènes et écartant la possibilité de fraude dans un sens ou dans l'autre. Il restait ainsi 248 études réalisées par 57 expérimentateurs. Le résultat montra une probabilité contre la chance de 1 milliard contre 1, excluant donc définitivement une possibilité de chance ou de sélection des études.
- - Ils effectuèrent ensuite une étude de la qualité des expériences. En effet, les personnes sceptiques de ces résultats soutiennent toujours que si la qualité des expériences s'améliorait, alors les résultats baisseraient, jusqu'à disparaitre au profit du simple hasard. Cette étude montra qu'au contraire, les résultats étaient légèrement meilleurs quand la qualité des expérimentations s'améliorait.
- - Une autre question qu'ils se posèrent fût de savoir s'il y avait des différences de résultats entre les études considérées comme étant de grande ou de faible qualité. Ce ne fut pas le cas, aucune différence ne fut trouvée.
- - Enfin, les résultats reportés se montrèrent remarquablement stables sur plus d'un demi-siècle.
- - Concernant les variables affectant les résultats, ils analysèrent d'abord le type des sujets. Aucune spécificité particulière ne put être relevée. Néanmoins, les sujets sélectionnés réussissaient mieux que les sujets choisis au hasard, ceci avec une probabilité contre la chance de 1 000 contre 1.
- - Ils analysèrent ensuite le type d'information donnée en retour au sujet, qui variait d'aucune à une réponse après chaque test, en passant par des informations après chaque série ou plus tard.
Les meilleures performances furent trouvées dans les expériences proposant un retour de résultat après chaque test. En effet, 42,6% des études de ce type furent un succès (alors que seulement 5% étaient attendues par la chance). Ils notèrent enfin qu'aucune des études durant laquelle le sujet n'avait aucun retour concernant ses résultats ne fut un succès.
- - A partir de ces résultats, ils voulurent vérifier si les études réalisées dans les conditions optimales donnaient des résultats différents des études réalisées dans les conditions les plus "mauvaises". Les résultats furent positifs, avec une probabilité contre la chance de 1 000 000 contre 1. En effet, 7 des 8 études "optimales" furent un succès alors qu'aucune des "mauvaises" ne le fut.
- - En Août 1996, Dean Radin de l'Université du Nevada, Las Vegas rapporta les résultats d'une série d'expériences qu'il avait réalisées sur la précognition, en testant les pressentiments. L'expérience se déroulait de la manière suivante : une personne étaient assise seule dans une pièce, au calme, avec seulement un écran couleur devant elle et une souris pour signifier qu'elle était prête avant chaque test. Plusieurs dispositifs médicaux permettaient de surveiller les réactions "internes" de cette personne.
Le test se déroulait ensuite ainsi : quand la personne était prête, elle appuyait donc sur la souris, ce qui choisissait aléatoirement une image dans une base de donnée. Durant les 5 premières secondes, l'image n'était pas affichée et l'écran restait blanc. Ensuite, pendant 3 secondes, l'image était affichée. Ensuite, l'écran redevenait blanc pendant 5 secondes et noir pendant 5 autres. Après, un message informait le sujet qu'il pouvait cliquer quand il était prêt pour passer à l'image suivante.
La particularité de ce test est que le sujet n'a rien à faire, il a juste à regarder les photos et il peut le faire quand il le souhaite. Les photos sont séparées en 2 catégories, nommées "émotionnelles" et "calmes". Les résultats montrent, et cela était attendu, que dans les secondes suivant l'affichage d'une image émotionnelle, l'activité électrodermale augmente rapidement puis redescend doucement. Dans le cas d'une image calme, l'activité a tendance à se stabiliser légèrement, sans monter, puis retrouve son état d'origine dès que l'image n'est plus affichée.
- Jusque là donc, rien d'exceptionnel, ces réactions sont tout à fait normales et connues. Ce qui est plus intéressant, c'est que les enregistrements médicaux révélèrent que l'activité électrodermale variait avant même l'affichage de la même manière qu'elle le fait une fois l'image affichée. Ainsi, si l'image qui allait s'afficher était calme, alors rien ne se passait. Par contre, si une image émotionnelle allait s'afficher, alors l'activité commençait à monter. Ces changements furent également relevés dans le rythme cardiaque et la tension vasculaire.
- Après le rapport de cette série d'expérience à la conférence de la Parapsychological Association, le professeur Dick Bierman, psychologue à l'Université d'Amsterdam, tenta de répliquer l'étude. Les résultats furent similaires et l'expérience permit même de constater que selon le type d'images émotionnelles, érotiques ou violentes, les courbes étaient légèrement différentes.
Micro-PK
- -Dès 1935, J.B. Rhine, Louisa Rhine et leurs collègues de l'Université de Duke testèrent l'idée que le lancer d'un dé pouvait être influencé par une intention mentale. Ils réalisèrent pendant 1/2 siècle 52 investigations, comportant un total de 148 études. Le principe était simple. Une face était spécifiée et un dé était ensuite jeté pendant que la personne devait essayer d'influencer le dé à tomber sur cette face. Si c'était le cas, alors c'était une réussite. Sinon, c'était un échec. Si les résultats montraient de meilleurs résultats qu'attendu par la chance, alors l'expérience était un succès.
- - En 1968, une expérience menée par des physiciens du MIT étudia l'influence de la pensée sur la vitesse de décomposition d'un atome de cobalt-57. Les résultats furent largement positifs, 60% des 67 tests se révélant positifs, contre 50% attendus par la chance.
- - En 1977, les physiciens Hall, Kim, McElroy et Shimony du MIT rapportèrent une étude basée sur le fait qu'ils "prenaient sérieusement la proposition que la réduction de la fonction d'onde est causée par une interaction corps-esprit, dans lequel les deux systèmes sont modifiés." Leur expérience tentait de savoir si une personne pouvait savoir si une autre avait observé un événement de mécanique quantique, à savoir une émission gamma d'atomes de sodium-22. L'expérience, basée sur 554 tests, ne démontra pas l'hypothèse, puisque le résultat était exactement celui attendu par la chance.
- - En 1987, le Journal Européen de Physique publie un article de Euan Squires qui dit : "[...]Est-ce qu'un choix conscient ne pourrait-il pas être capable d'influencer le résultat des mesures. Un domaine possible où l'esprit pourrait influencer la matière est celui des effets quantiques. Des expériences vérifiant s'il est possible ou non d'affecter la vitesse de décomposition de noyaux en émettant des pensées convenables serait faciles à réaliser et en vaudraient bien la peine."
- - En 1989, les psychologues Diane Ferrari et Dean Radin, de l'Université de Princeton, réalisèrent une méta-analyse uniquement portée sur l'interaction esprit-matière. Toutes les études parues en anglais qu'ils ont retrouvées ont été incluses, bonnes ou mauvaises. Pour chaque étude, ils enregistrèrent le nombre de participants, les faces de dés qui étaient choisies, le nombre de dés lancés et ainsi de suite. Avec ceci, ils calculèrent une équivalence à 50% de chance pour chaque résultat afin de pouvoir mieux les étudier.
Ils trouvèrent, entre 1935 et 1987, un total de 2 569 personnes ayant tenté d'influencer mentalement 2.6 millions de dés lancés durant 148 expériences, et un peu plus de 150 000 dés jetés durant 31 expériences de contrôle durant lesquels aucune influence mentale n'était appliquée. Le nombre total de dés jetés variait selon les études entre 60 et 240 000. Le nombre de participants variait lui de 1 à 393.
Les résultats furent les suivants : Concernant les études de contrôle, la méta-analyse donnait un résultat de 50.02% de réussite, ce qui donne une probabilité contre la chance de 2 contre 1.
Concernant les expériences normales, le résultat global fut de 51.20%. Cela ne semble pas beaucoup, mais statistiquement par rapport au nombre de tests, cela donne une probabilité contre la chance de plus d'un milliard contre 1.
Concernant les critiques possibles, ils utilisèrent les méthodes habituelles de tri. Ils choisirent ainsi seulement les expérimentateurs n'ayant pas réalisé plus de 3 études, pour éviter les expérimentateurs trop enthousiastes. Cela laissait 64% des études et la probabilité contre la chance restait toujours au dessus d'un milliard contre 1. Ainsi, il était assuré que le succès n'était pas du à quelques très bonnes expériences.
Pour aller plus loin et pour vérifier que le succès n'était pas du à quelques études trop réussies, ils firent une sélection en ne tenant pas compte des études "extrêmes", c'est à dire les mieux et les moins bien réussies. Il restait ainsi 96 études et la probabilité contre la chance restait à plus de 3 millions contre 1. Le résultat n'était donc pas du seulement à quelques études. Enfin, ils analysèrent la possibilité du reportage sélectif des études et conclurent qu'il fallait un total de 17 974 études infructueuses en plus des 148 analysées pour annuler le résultat. Ce n'était donc pas possible et le résultat positif global était donc confirmé.
- - En 1986, à l'Université de Princeton, l'ingénieur Robert Jahn, ainsi que les psychologues Brenda Dunne, Roger Nelson et leurs collègues, publièrent le compte rendu de 7 ans d'expérience, comportant des millions de tests réalisés par 33 personnes. Ces expériences étaient réalisées avec un appareil Générateur de nombres aléatoire (RNG). Le résultat global fut un succès.
- - En 1987, les psychologues Roger Nelson et Dean Radin de l'Université de Princeton réalisèrent une méta-analyse des expériences faisant intervenir des générateurs de nombres aléatoires (RNG). Entre 1959 et 1987, ils trouvèrent 152 références portant sur 832 études réalisées par 68 expérimentateurs, incluant 597 expériences de test et 235 expériences de contrôles. Le résultat global fut un succès avec une probabilité contre la chance de plus de mille milliards contre 1 ! Concernant les études de contrôle, le résultat suivait les probabilités de la chance, à 2 contre 1.
- - En 1989, les scientifiques de l'Université de Princeton étaient donc confiants quand à la reproductibilité de ces études.
- - En 1996, le mathématicien York Dobyns de l'Université de Princeton constata que les 7 ans de nouveaux résultats du PEAR répliquaient exactement les résultats obtenus par les 3 précédentes décennies de tests avec RNG. La prédiction de reproductibilité était donc massivement confirmée ! Le psychologue Roger Nelson et ses collègues trouvèrent que la base de données du PEAR, contenant désormais 1 262 expériences indépendantes, générées par 108 personnes différentes, était associée à une probabilité contre la chance de 4 000 contre 1. Ils confirmèrent également qu'il n'y avait pas de "star du psi" et que cette capacité d'influence de l'esprit sur la matière semblait globalement équitablement distribuée parmi la population. Ils remarquèrent également que des paires de personnes ayant des liens affectifs, comme les familles, couples, amis, montraient des résultats deux fois plus élevés que la moyenne. Il en était de même si les deux participants étaient de sexe différent. Par contre, si les deux participants ne se connaissaient pas et étaient de même sexe, alors les résultats étaient nuls. Enfin, les changements de motivation des sujets influençaient directement les résultats, tout comme pour l'ESP.
- - En 1993, Helmut Schmidt, le "père" des expériences modernes par RNG, réalisé plusieurs expériences contrôlées par des sceptiques. Le succès des expériences fut répliqué 5 fois de suite, après quoi il arrêta, ayant ainsi montré qu'il n'y avait pas de mauvais contrôle, ou de mauvaise qualité d'expérience, mais seulement des faits, et un résultat supérieur à 12 000 contre 1. Ces études finirent donc par attirer l'attention des physiciens suivant le courant général, comme par exemple en 1994 le théoricien physique Henry Stapp, de l'Université de Californie de Berkeley. Il essayait de montrer dans cet article comment les interactions esprit-matière pouvaient être reliées à une généralisation de la théorie quantique. Cet article, publié dans Physical Review, attira l'attention du magazine anglais New Scientist, qui lui demanda, constatant l'hérésie du psi et la double-hérésie de le mélanger avec la physique quantique, pourquoi il avait écrit cet article. Stapp répondit simplement que son intérêt pour le psi s'était éveillé quand il se retrouva en tant que témoin sceptique lors d'une des expériences de Schmidt, qui s'était révélée un succès à plus de 1 000 contre 1.
Article rédigé par : GregoryDF le 10 Octobre 2006
Dernière révision : 09 Septembre 2007 (Version 1.G)
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Vous trouverez ici l'introduction du livre en version française, présentée par l'Institut Metapsychique International de Paris, et ici en version pdf.
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